Emilie Luro Meunier.
Bien avant l'arrivée des premiers théiers, cette terre vivait déjà au rythme des brebis.
Au pied du Baigura, l'élevage ovin façonne depuis des générations les paysages, les prairies et la vie des hommes. C'est cette agriculture profondément enracinée dans son territoire qui donne aujourd'hui son identité aux Thés du Baigura.
C'est en découvrant un Dong Ding, un grand thé d'Asie, qu'une question s'est imposée : si chaque grand thé naît d'un terroir, pourquoi le Pays Basque ne pourrait-il pas raconter le sien ?
Depuis 2021, les théiers grandissent au cœur de cette ferme de montagne. Ils partagent le même climat océanique, les mêmes brouillards, les mêmes pluies et les mêmes saisons que les troupeaux. Récolte après récolte, le travail consiste à comprendre comment ce terroir d'élevage peut s'exprimer à travers une tasse de thé.

Une plantation au milieu des pâturages.
Les théiers sont cultivés au sein d'une exploitation de brebis laitières, à Macaye, sur les contreforts du mont Baigura.
La jeune plantation rassemble près de 800 théiers appartenant à plusieurs cultivars d'origine chinoise, taïwanaise et bretonne, avec pour objectif d'arriver progressivement à 2000. Chaque variété est observée, comparée et travaillée afin de mieux comprendre son comportement dans ce terroir encore inexploré.
À la recherche du thé du Pays Basque.
Observer le terroir
Chaque récolte permet de mieux comprendre l'influence du climat, du sol et des cultivars sur les arômes du thé.
Apprendre des producteurs
Les méthodes de fabrication s'enrichissent grâce aux échanges avec des producteurs de Corée, de Taïwan, de Chine, de France, et bien sûr basques.
Créer une identité
L'objectif n'est pas d'imiter les grands thés d'Asie, mais de découvrir le style de thé que notre terroir peut révéler.
« Un grand thé ne reproduit pas un autre terroir. Il révèle le sien. C'est cette identité que je cherche à faire naître, récolte après récolte. »
